Regarder Netflix au boulot peut vous coûter cher !
Depuis quelques années, les plateformes de divertissement en ligne se sont imposées dans le quotidien de beaucoup. Mais une décision récente de la cour d’appel de Versailles, confirmée par le Journal du Geek, rappelle que regarder Netflix pendant les heures de travail peut avoir de sérieuses conséquences. L’affaire concerne un salarié licencié pour avoir passé du temps sur cette plateforme au lieu de se consacrer à ses tâches.
Non, Netflix n’est pas permis pendant le travail
En janvier 2017, ce salarié a été embauché comme chargé d’affaires dans une société de maintenance industrielle, mais un dysfonctionnement organisationnel a pu contribuer à sa situation problématique. Quelques mois plus tard, en octobre 2017, l’employeur a engagé une procédure de licenciement pour faute grave. Le motif : pendant ses heures de travail, le salarié aurait été connecté à Netflix jusqu’à quatre heures par jour, ce qui aurait entraîné une baisse de 60 % des résultats de son département.
L’entreprise a pris l’affaire au sérieux. Les connexions régulières à Netflix figuraient dans l’historique et étaient corroborées par des témoignages de collègues, qui ont signalé des comportements inappropriés et un manque d’investissement du salarié. Malgré ces éléments, le salarié a contesté son licenciement par la voie judiciaire.
Un dossier confirmé après des années de procédure
La cour d’appel de Versailles a confirmé le licenciement pour faute grave, après près de six ans de procédure. Le salarié soutenait qu’il pouvait mener plusieurs tâches en même temps grâce aux « écrans partagés », mais la cour a rejeté cet argument, jugeant que cette pratique n’était pas acceptable. Le Code du travail impose que le temps de travail soit consacré aux missions confiées par l’employeur.
L’employeur a constitué un dossier solide : courriers de sanction, historique détaillé des connexions à Netflix, et éléments montrant que le comportement du salarié allait à l’encontre de ses obligations professionnelles.
Le jugement souligne les attentes légitimes des employeurs sur l’engagement des salariés pendant les heures de travail. C’est un avertissement clair contre l’usage personnel et inapproprié du temps de travail : le binge-watching, aussi tentant soit-il, doit rester dans la sphère privée.

